L’approche pas à pas pour les TNI

Une méthode simple pour réussir l’introduction du numérique en milieu scolaire.

DYMO/Mimio a présenté, à l’occasion du salon de l’Education‐ Educatrice, une nouvelle démarche méthodique pour faciliter la mise en oeuvre d’un TNI en milieu scolaire, au‐delà de la seule vision technologique. L’approche pas à pas vise à laisser le soin aux enseignants de gravir les échelons à leur rythme et en fonction des expériences qu’ils acquièrent, aussi bien dans leur pratique pédagogique, que dans l’usage des outils technologiques proposé par DYMO/Mimio. Cette approche pas à pas suggérée par DYMO/Mimio, s’appuie notamment sur l’expérimentation menée avec l’éducation nationale dans le département de la Seine et Marne avec l’appui du Pôle numérique de l’Académie de Créteil. Elle décrit les étapes à franchir pour bénéficier de chacun des atouts de la solution TNI de DYMO/Mimio.

Première étape : le mode capture
Placée à gauche du tableau classique, présent dans la classe (quelle que soit sa taille), une barre de capture MimioTeach enregistre tous les écrits et dessins effectués manuellement par l’enseignant ou l’élève. Les stylos particuliers employés pour cette opération peuvent accueillir aussi bien des feutres de couleur que des craies standard afin de permettre la capture, aussi bien sur un tableau blanc que sur les tableaux verts ou noirs classiques. Toutefois, ces derniers sont moins adaptés que les tableaux blancs en termes de surface de projection et de luminosité pour convenir à tous les types de vidéoprojecteurs du marché.

Le premier service rendu par le mode capture est d’accroître l’attention et la participation des élèves en évitant ainsi qu’ils se concentrent exclusivement sur la prise de notes (même si celle‐ci, à petite dose, reste un facteur d’assimilation qu’il ne faut pas négliger). En effet, l’enseignant conserve ses habitudes de travail sans changer ni d’outil d’écriture ni de support d’écriture ! La technologie employée permet d’enregistrer tout ce qui est écrit, dessiné (en rouge, bleu, vert ou noir ‐ blanc sur tableau noir ou vert‐ et dans un futur proche avec la craie 4 couleurs) et d’effacer. Elle sauvegardera le tout en couleurs réelles. En enregistrant les notes au tableau, l’enseignant peut constituer une bibliothèque de contenus précieux pour éviter, si nécessaire, de réécrire les mêmes notes dans toutes les classes.

Deuxième étape : la projection
Passer au mode de vidéoprojection, suppose de réagencer le processus de cours élaboré par l’enseignant sur son micro‐ordinateur et transférer son contenu sur le logiciel MimioStudio (Windows, Mac ou Linux à équivalences de fonctionnalités) afin d’exploiter ses particularités au tableau. Jugé comme intuitif et donc aisé par les enseignants qui participent à l’expérimentation en Seine et Marne, le logiciel MimioStudio contribue à une prise en main facilitée compte tenu de sa proximité avec les logiciels bureautiques standards tels que Microsoft Word et Power Point.

En réalité, le pilotage du logiciel va s’effectuer de manière extrêmement simple : la souris est remplacée par le stylo pointeur qui va opérer de manière équivalente sur le tableau projeté : clic pour ouvrir un document ou le fermer, copier‐coller, etc. L’enseignant peut écrire et dessiner au tableau tout comme avant, mais en sachant qu’il peut en plus profiter d’une bibliothèque de ressources pédagogiques et multimédias. Les Médiafiches conçues par l’Académie de Créteil constituent un point de référence pour identifier des possibilités d’intégration du TBI dans le quotidien des classes. Autre exemple, le CD ROM d’histoire des arts en référence au manuel de la classe est à présent exploité collectivement dans le cadre de l’expérimentation alors qu’il ne l’était pas auparavant.

Troisième étape : l’interactivité
L’interactivité au sein d’une classe vise avant tout à créer une dynamique et un engagement chez les élèves. Ces derniers participent au contenu du cours en intervenant régulièrement dans un processus collaboratif. L’enseignant propose un environnement d’apprentissage radicalement différent de ceux qui sont décrits dans les étapes précédentes. Il accompagne et guide les élèves pour découvrir une notion et acquérir les clés de sa compréhension. Le cours pouvant alors s’apparenter à un acte théâtral où l’enseignant devient le metteur en scène et les élèves, des acteurs.

Pourquoi le TNI peut faciliter l’accès à cette méthode pédagogique ?
L’expérience montre que le contrôle d’un processus éducatif où l’on introduit de l’interactivité, demande à l’enseignant un effort de recadrage fréquent des élèves et un scénario de cours structuré par l’usage du TNI. Si les étapes successives du processus éducatif sont en effet bien agencées par le cours modélisé sur le logiciel du TNI, la maîtrise de son déroulement est bien plus aisée par l’enseignant. Il va notamment pouvoir observer les réactions des élèves sans être assujetti à ses notes écrites.

« La prise en main des outils MimioStudio par les élèves ne semble pas poser de problème particulier. Cela permet aux enseignants de concentrer les temps d’apprentissage sur l’axe pédagogique sans que la technique influe sur le déroulement prévu, » relève Patrick Arceluz, IEN, Conseiller TICE adjoint à l’Académie de Créteil.